Les défilés printemps-été 2027 de Milan et de Paris se sont déroulés dans un contexte économique difficile. Reuters a rapporté que le ralentissement du luxe semblait s’aggraver : la guerre au Moyen-Orient alimentait l’inflation et comprimait le budget des consommateurs, tandis que la demande de sacs à main haut de gamme s’essoufflait déjà.

Federico Bazzani, associé chez Deloitte Advisory, a déclaré à Reuters que moins de la moitié des marques étaient en croissance. Selon lui, les marques doivent choisir entre investir dans l’innovation, l’expérience client et la pertinence culturelle pour justifier leurs prix, ou revoir leurs tarifs à la baisse et accepter des marges moins élevées. Des études de Bain et d’autres cabinets de conseil montrent que les consommateurs de la classe moyenne dépensent moins dans le luxe.

Diego Della Valle, président de Tod’s, s’attend à ce que cette année et la prochaine constituent « une période d’attente, le temps que le marché se stabilise ». Renzo Rosso, président d’OTB, a déclaré ne pas entrevoir de reprise imminente, les consommateurs réorientant leurs dépenses vers le bien-être, les voyages et la restauration. L’action LVMH a perdu 37 % depuis le début de 2026.

En Italie, la Camera Nazionale della Moda Italiana prévoit un nouveau recul de 1,6 % du chiffre d’affaires de la mode en 2026. Son président, Carlo Capasa, a déclaré que ce serait « un miracle » si le secteur parvenait à maintenir son niveau d’activité.

Sources

  1. Reuters: The show must go on — struggling luxury brands seek catwalk boost in Milan and Paris
  2. FashionNetwork: A new Moschino and a focus on craftsmanship at Milan Fashion Week

Photo : La via Montenapoleone, rue commerçante de luxe à Milan. FlavMi, Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0.